12                        Molière.
un defdits marchands libraires, avoit fait imprimer et vendoit un livre intitulé : Sganarelh ou le Cocu imaginaire, qui étoit le même livre et pièce que ledit fuppliant avoit compofé, il auroit préfenté une re­quête audit Prévôt de Paris pour y faire affigner ledit Ribou et voir ordonner que défenfes lui feroient faites de plus vendre ladite pièce, que les exem­plaires qu'il avoit fait imprimer feroient confifqués avec condamnation d'amende et de' tous dépens, dommages d'intérêts, et ce pendant permis faifir les impreffions que ledit Ribou en avoit fait tirer, en quelque lieu qu'elles puiffent être. Sur laquelle re­quête ayant obtenu une ordonnance le xxviii- août dernier portant qu'il feroit donné affignation et ce pendant permis faifir et arrêter, ledit fuppliant auroit le même jour fait faifir trois ou quatre exemplaires dudit livre qui fe feroient trouvés en- la boutique dudit Ribou, et en même temps ayant appris qu'il lui en avoit été livré douze cens cinquante exemplaires, il l'auroit fait affigner devant le Prévôt de Paris aux fins de ladite requête, l'entérinement de laquelle ledit Ribou prévoyant ne pouvoir éviter, il fe feroit avifé d'avoir recours aux requêtes de l'Hôtel, et fur ce qu'il y auroit fuppofé par une requête qu'il y au­roit préfentée, que le nommé de Neufvilaine avoit, le xxvi juillet 1660, obtenu des lettres'qui lui permet-toient d'imprimer ledit livre et qu'il avoit les droits cédés dudit Neufvilaine, auroit conclu à être reçu